| Le berceau de l'humanité se niche dans la vallée du Rift africain. En 1974, une équipe d'archéologues trouva le squelette d'une femme de petite taille, marcheuse intrépide qui parcourait la région il y a trois millions d'années. Ils la nommèrent Lucy, d'après la chanson des Beatles alors en vogue, mais les Ethiopiens préfèrent l'appeler Dinknesh, "vous êtes charmante".
Aujourd'hui encore, dans des régions parfois difficiles d'accès, vivent quelques-unes des dernières tribus primitives d'Afrique ; Konso, Hammer, Dorze, Karo, Borana, Mursi se partagent le territoire.
Chaque ethnie a son propre vêtement, son style de coiffure et de parures. Mais c'est sur leur corps que tous, hommes, femmes et enfants, affichent fièrement leur identité, perpétuant les traditions ancestrales de maquillage, peintures, scarifications et mutilations.
Les Konso, par exemple, se sont sédentarisés. Cultivateurs, ils confient aux enfants la tâche de protéger la récolte de la voracité des oiseaux. Juchés sur d'étroites plates-formes dans les champs de sorgho, ils attendent l'intrus la fronde dans une main, une boulette d'argile dans l'autre.
Quant aux ancêtres, on leur rend hommage avec les waga, totems sculptés dans un bois massif. |
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