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FRANCE

LA FRANCE GOTHIQUE
          • Circuit 6 jours
          • Guide-conférencier
          • Car ou minibus
          • Pension complète
L’architecture gothique naît vers 1140-1150 en Ile-de-France. L’abbaye royale de Saint-Denis et Suger, son grand abbé réformateur et constructeur, apparaissent comme l’épicentre de cette nouvelle manière de bâtir qui prospère avec l’influence et le rayonnement de la couronne de France dans l’Europe du XIIIe siècle.

L’architecture gothique puise aux sources des grandes réalisations romanes : en Angleterre, Durham; en Normandie, Caen; en Bourgogne, Cluny III. Son originalité provient essentiellement de la technicité, de la clarté et de la rationalisation des procédés constructifs mis en œuvre, au point de comparer cette architecture à l’enseignement de la scolastique délivré dans les grandes universités médiévales, comme celle de Paris en premier lieu.

En six jours, nous verrons parmi les plus belles cathédrales de France : celles du premier gothique, Sens, Laon ou Noyon; du gothique rayonnant de Reims et flamboyant de Brou; sans oublier le gothique dit classique de Chartres.

Nous verrons aussi les portails sculptés, les statues-colonnes, ces milliers de saints, ces théories d’évêques et de martyres de pierre qui peuplent les cathédrales suivant des programmes d’une ampleur sans pareil. La Vierge dorée d’Amiens et le fameux sourire de l’ange rémois sont dans toutes les mémoires.

Inséparables de l’architecture et de la sculpture, nous verrons encore les vitraux, ces murs translucides qui sont parfois de véritables parois de verre tellement l’évidement de la maçonnerie donne de place aux grandes verrières : Chartres conserve un ensemble vitré unique en Europe; son fameux « bleu » irradie dans la nef. Le mur devient lumière…

Même si l’architecture gothique s’illustre surtout dans les grandes constructions religieuses, il ne faut pas oublier l’architecture civile et militaire de cette période. Nous verrons donc l’hôtel Jacques Cœur de Bourges datant du XVe siècle et la ville fortifiée de Provins remontant aux XIIe et XIIIe siècles. Cet éclairage transversal nous permettra d’établir des comparaisons et surtout de mieux comprendre les spécificités qui font l’architecture ogivale.

Bibliographie succincte :

Louis Grodecki, Architecture gothique, Berger-Levrault, Paris, 1979.

Louis Grodecki et Catherine Brisac, Le vitrail gothique au XIIIe siècle, Office du Livre, Fribourg, 1984.

Dieter Kimpel et Robert Suckale, L’Architecture gothique en France 1130-1270, Flammarion, Paris, 1990.
France gothique - circuits guidés - cathédrale Amiens

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Circuits guidés - France gothique - Amiens cathédrale

   

Programme détaillé
  • 1er jour (19 oct.) : GENEVE - BROU - PARAY LE MONIAL - BOURGES
    Le matin, départ en car de Genève pour Bourg-en-Bresse. Visite du monastère de Brou.

    Bourg-en-Bresse : monastère de Brou.
    Suivant la volonté de Marguerite d’Autriche, le monastère est élevé de 1511 à 1532. Avec son jubé, ses trois tombeaux princiers - celui de Marguerite de Bourbon, de Philibert le Beau et de Marguerite d’Autriche - ses stalles, ses retables et ses vitraux, l’église votive constitue l’un des plus beaux ensembles architecturaux et décoratifs de la fin du monde gothique existant encore en France. Elle fut épargnée par la Révolution car elle servit de grange : une reconversion qui la sauva. Elle s’accompagne de deux cloîtres entourés de bâtiments monastiques. Continuation pour Paray-le-Monial. Visite du Prieurale.

    Paray-le-Monial : prieurale.
    Consacrée vers 1100, l’église de Paray est l’un des meilleurs exemples de la grande architecture clunisienne avec la cathédrale d’Autun et l’église de la Charité-sur-Loire. En réduction, elle rappelle la splendeur et le faste de la grande abbaye de Cluny III, dont il ne reste plus qu’un bras du transept. Son chœur et sa nef témoignent de la technicité et de la perfection d’un chantier roman, un demi-siècle avant les premières expériences gothiques. L’arc en ogive est déjà utilisé, la stéréotomie et les maçonneries sont complexes. Mais le style ogival naîtra ailleurs, dans une province moins marquée par une tradition architecturale forte comme la Bourgogne : en Ile-de-France. Déjeuner au restaurant. Départ pour Bourges. Visite de la cathédrale.

    Bourges : cathédrale.
    Commencée en 1194-1195, la cathédrale Saint-Etienne de Bourges est lancée par l’archevêque Henri de Sully (1183-1199). Vers 1255, le gros œuvre de la nef et de la façade est terminé. L’édifice est gigantesque, comptant 125 mètres de long et 50 de large. Les voûtes culminent à 37,50 mètres dans la nef centrale. Le « maître de Bourges » propose un plan avec un transept intégré et cinq nefs, comme à Paris, mais il suit une voie hors du commun par rapport au gothique classique. En parlant de la cathédrale de Bourges, on évoque une résistance à l’influence chartraine. Installation à l’hôtel. Dîner et logement.

  • 2ème jour (20 oct.) : BOURGES - GIEN - CHARTRES - DREUX
    Visite de l’hôtel Jacques Cœur.

    Bourges : hôtel Jacques Cœur.
    L’hôtel de Jacques Cœur est l’un des meilleurs exemples de l’architecture civile du XVe siècle, comparable à celui des abbés de Cluny à Paris. Les différents corps de bâtiment s’articulent autour d’une cour centrale. Les salles, la chapelle, les promenoirs, les cheminées monumentales et les deux célèbres bustes en façade permettent de se représenter le cadre de vie d’un personnage important de la cour de France. Jacques Cœur était Argentier du roi Charles VII. Il mourut à Chio en 1456, banni du royaume pour crime de lèse-majesté. Départ pour Gien et visite du Château d’Anne de Beaujeu. Déjeuner au restaurant. Continuation pour Chartres. Visite de la cathédrale.

    Chartes : cathédrale.
    Notre-Dame de Chartres est certainement l’une des cathédrales françaises les plus classiques et les plus homogènes qui soit, sans doute du fait que son chantier est particulièrement court : hormis le massif occidental, celui-ci s’étend de 1196 à 1220 environ. Ses dimensions sont exceptionnelles : 130,30 mètres de long et 60 de large. Sur son Portail royal comme sur ses transepts, les sculptures foisonnent : statues-colonnes et rondes bosses peuplent tous les portails. Ses vitraux constituent l’ensemble le plus complet et le plus homogène d’Europe. Ils rayonnent de leur fascinant « bleu de Chartres ». Déplacement pour Dreux. Dîner au restaurant. Logement à l’hôtel.

  • 3ème jour (21 oct.) : DREUX - MANTES - BEAUVAIS - AMIENS
    Déplacement pour Mantes-la Jolie. Courte visite. Continuation pour Beauvais et visite de la cathédrale.

    Beauvais : cathédrale.
    La cathédrale Saint-Pierre de Beauvais marque un tournant important dans l’histoire de l’architecture gothique. Suite à un incendie en 1225, l’évêque Milon de Nanteuil (1217-1236) décide de faire reconstruire son église. En 1284 se produit le fameux effondrement des travées droites du chœur. Le « maître de Beauvais » avait prévu de lancer les voûtes de son édifice à 48 mètres de haut, en les faisant retomber sur des colonnes trop fines. Après l’accident, il fallut doubler les supports et consolider l’édifice qui fut rendu au culte vers 1317 seulement. La nef ne fut jamais construite. Seul le chœur et le transept témoignent de cette tentative démesurée qui reste l’une des plus fascinantes de l’épopée gothique. Déjeuner au restaurant. Continuation pour Amiens et visite de la cathédrale.

    Amiens : cathédrale.
    Grâce au labyrinthe placé au milieu de la nef, nous savons que la cathédrale Notre-Dame d’Amiens est commencée en 1220 par Robert de Luzarches. Elle mesure 145 mètres de long sur 70 de large au niveau du transept. En 1236, la hauteur de ses voûtes atteignait 42,50 mètres, une prouesse technique à mettre en parallèle avec le gigantisme affiché par la cathédrale de Beauvais qui se solde avec l’effondrement de 1248. Défiant les lois de la pesanteur, la cathédrale amiénoise s’apparente à un tour de force technique. Son programme sculpté sur les portails est particulièrement riche. Sur le transept sud se dresse la fameuse « Vierge dorée » d’Amiens. Installation à l’hôtel. Dîner et logement.

  • 4ème jour (22 oct.) : AMIENS - NOYON - LAON - SOISSONS
    Départ d’Amiens pour Noyon. Visite de la cathédrale.

    Noyon : cathédrale.
    La cathédrale Notre-Dame de Noyon, avec celle de Laon, fait partie de ce qu’il est convenu d’appeler « le premier gothique ». Ses travaux s’échelonnent en six campagnes successives, de 1150 à 1235 environ. Ses dimensions sont de 102 mètres de long, de 20 mètres de large et de 21,70 mètres de haut. Son élévation intérieure compte quatre niveaux : une solution qui ne fera pas école. On note des influences du domaine anglo-normand où sont en train de s’élaborer des formules novatrices, en lisière du royaume de France. Le style gothique n’est pas encore arrêté. Déplacement pour Laon. Déjeuner au restaurant. Visite de la cathédrale.

    Laon : cathédrale.
    Construite sur un éperon rocheux, la cathédrale Notre-Dame de Laon est due à l’initiative de l’évêque Gautier de Mortagne (1155-1174). Son chantier prend fin vers 1215. L’édifice actuel rivalise avec Notre-Dame de Paris : 110 mètres de long, 36 de large au niveau du transept et 26 de haut. Le transept est une véritable construction perpendiculaire. Sept tours accompagnent l’édifice, ce qui lui donne une physionomie sans pareil. En façade culminent les fameux « bœufs de Laon » qui regardent la plaine et, suivant la légende, auraient aidé à la construction de la cathédrale. Départ pour Soissons et visite de la cathédrale.

    Soissons : cathédrale.
    La cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais se rattache au groupe de Noyon et de Laon à cause de son transept sud commencé à partir de 1176, à l’imitation de celui du nord, légèrement antérieur, qui était aussi arrondi à son extrémité et comptait trois niveaux intérieurs. Vers 1200 est commencé le chœur, vers 1230 la nef est achevée et vers 1260 le transept nord est reconstruit. La cathédrale de Soissons plonge ses racines dans le « premier gothique » et se termine à la période rayonnante. Elle offre une sorte de résumé des recherches menées en matières constructives. Installation à l’hôtel. Dîner et logement.

  • 5ème jour (23 oct.) : SOISSONS - REIMS - PROVINS
    Départ pour Reims et visite de la cathédrale.

    Reims : cathédrale.
    Suite à un incendie advenu en 1210, la cathédrale Notre-Dame de Reims est reconstruite sous l’archevêque Aubry de Humbert (1207-1218) et son chantier se termine en 1275 environ. Avec l’abbaye de Saint-Denis, cimetière des rois, Reims constitue le deuxième pôle de la monarchie française : c’est le lieu du sacre. Avec ses deux tours en façade, c’est l’une des cathédrales les plus accomplies suivant Viollet-le-Duc. Sa façade, ses verrières, sa rose, ses sculptures sont fameuses. L’ange de l’Annonciation, avec son sourire sans pareil, est l’une statues-colonnes les plus connues de l’art occidental. Déjeuner au restaurant. Départ pour Provins. Visite de la ville et de ses fortifications. Déjeuner au restaurant. Trajet pour Provins. Visite de la ville et des fortifications.

    Provins : ville et fortifications gothiques.
    La ville haute de Provins est entourée d’une ceinture fortifiée remontant aux XIIe et XIIIe siècles, avec le donjon, la tour aux Engins ou la porte Saint-Jean. Elle constitue un bon exemple d’architecture militaire et civile à mettre en contrepoint des grandes cathédrales gothiques de la région. Visite de la ville. Dîner et logement à l’hôtel.

  • 6ème jour (24 oct.) : PROVINS - SENS - VÉZELAIS - BEAUNE - GENEVE
    Départ pour Sens et visite de la cathédrale.

    Sens : cathédrale.
    Construite à partir de 1140, la cathédrale Saint-Etienne de Sens est due à l’archevêque Henri Sanglier (1122-1142). Elle mesure 113,50 mètres de long, 27,90 mètres de large et 24,40 mètres de haut. Cet édifice du « premier gothique » marque une date importante dans l’évolution du style ogival. Son élévation est tripartite, mais son triforium reste aveugle. C’est une alternative au groupe Noyon-Laon-Soisson, au moment où Sens est l’archevêché dont relève encore pour quelques années la cathédrale de Paris. Départ pour le Vézelay. Déjeuner au restaurant. Visite de la basilique.

    Vézelay : basilique.
    Vers 1185, la basilique romane de la Madeleine de Vézelay est prolongée par un nouveau chœur gothique, en remplacement de l’ancien. L’œuvre se termine sous l’abbé Gautier (1201-1207). Comme à Sens, son élévation est tripartite. Cette adjonction restera isolée dans la Bourgogne, mais n’est pas sans rapport avec la cathédrale de Lausanne. Devant la fragilité de l’édifice, Viollet-le-Duc dut intervenir pour consolider sa position sur la colline. Déplacement pour Genève via Beaune, Mâcon, Bourg-en-Bresse. Arrivée dans la soirée.
Informations et prestations
Dates : Du 19 au 24 octobre 2009

Prix par personne :
2290 fr.

Supplément chambre individuelle : 290 fr.



PRESTATIONS
  • Déplacement en car confortable
  • Logement en chambre double en hôtels 3/4* avec petit-déjeuner
  • Pension complète
  • Entrées sur les sites mentionnés
  • Voyage guidé au départ de Genève par Pierre Monnoyeur, historien de l’Art
  • Documentation de voyage.
Ne sont pas compris
  • Boissons
  • Pourboires et dépenses personnelles
  • Assurance annulation et   rapatriement obligatoire.
Garantie de voyage
iata
Membre de la Fédération Suisse des Agences de Voyages

Voyages culturels / Tour Operator
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