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FRANCE |
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| Châteaux français de la Renaissance
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La Renaissance française est l’une des périodes artistiques les plus passionnantes et les plus troublées : elle débute sur les bords de Loire, quand l’humanisme et l’esprit de réforme vont encore de paire, et se poursuit à Paris avec la fureur et le sang versé par les premiers troubles des guerres de religion.
Au commencement, elle s’accommode encore des résidences médiévales, mais bientôt elle impose son goût en architecture.
Du château de Langeais, encore gothique, à celui de Fontainebleau, en passant par Chenonceau, Chambord, Anet et Saint-Germain, le voyage se propose de suivre l’évolution de l’art et de l’architecture de ce XVIe siècle si riche en expressions diverses. |
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Programme
- 9 avril Genève-Thiers-Bourges
Le matin, départ de Genève en car pour Lyon, St-Etienne, Thiers.
Déjeuner au restaurant.
Visite du Château de la Bâtie d’Urfé.
Le château est reconstruit en trois campagnes pour Claude d’Urfé : en 1525, en 1535 et enfin en 1551. Il représente bien la première Renaissance française, quand l’art italien, importé, se combine au gré des influences reçues lors des voyages et campagnes militaires faites dans la Péninsule. A voir : les bastions losangés au sud ; le portique et la rampe ouest ; la chapelle et la fameuse grotte maniériste, inspiré de celle de Fontainebleau et de Meudon.
Dans l’après-midi, départ pour Bourges.
Visite de l’Hôtel Jacques Cœur.
Construit à partir de 1443 pour Jacques Coeur, cet ensemble préfigure ce que sera l’hôtel particulier à la française, entre cour et jardin. Sous Charles VII, il condense là toutes les richesses et l’inventivité de l’architecture civile de la fin du Moyen Age en milieu urbain : avec l’hôtel de Cluny à Paris, il constitue l’exemple rare d’une architecture généralement disparue. A voir : la cour, l’escalier, la chapelle, les salles d’apparat et leurs cheminées monumentales, l’étuve, les galeries, etc.
Installation à l’hôtel à Bourges. Dîner et logement.
- 10 avril Bourges-Langeais-Tours
Départ pour Langeais. Visite du château de Langeais.
Départ pour Ecouen. Visite du château d’Ecouen (Musée national de la Renaissance).
Après s’être occupé de Chantilly, Anne de Montmorency, dès 1538 entreprend la reconstruction de son château d’Ecouen. En 1550, les travaux connaissent un tournant avec l’arrivée sur le chantier de Jean Bullant qui travaille là jusque vers 1560. Nous sommes à la veille de la première guerre de Religion. A voir: les quatre ailes du quadrilatère, les intérieurs des logis, les cheminées monumentales, certaines pièces des collections.
Départ pour St-Germain en Laye. Visite du château de St-Germain (Musée des Antiquités nationales).
La journée se terminera avec la visite de ce château qui domine l’un des méandres de la Seine. François Ier décide sa reconstruction dès 1539. En 1549, les terrasses en toitures sont terminées : soutenues par des voûtes et des contreforts, elle commandent toute l’esthétique de ce château pentagonal brique et pierre. En 1561, pour le fameux colloque de Poissy, Théodore de Bèze séjourne au château et prêche même aux enfants de France, avec l’accord bienveillant de Catherine de Médicis. A voir : escalier, cour, terrasses, et non loin de là, la « villa » de Henri II, aujourd’hui, le pavillon Henri IV, ainsi que les terrasses menant à la Seine.
Installation à l’hôtel à St-Germain-en-Laye. Dîner et logement.
Installation à l’hôtel à Tours. Dîner et logement.
- 11 avril Tours-Amboise-Blois-Chartres
Départ pour Amboise. Visite du château d’Amboise.
Situé sur une terrasse dominant la Loire, le château d’Amboise apparaît comme le chef de file de la nouvelle floraison architecturale. Deux époques se succèdent. La première date de la fin du XVe siècle : c’est l’aile de Charles VIII regardant sur la Loire. La seconde remonte à Louis XII et à François Ier : c’est l’aile en retour surélevée au début du XVIe siècle. A voir : les deux corps de logis, la salle des Etats, les toitures et leurs lucarnes, les tours des Minimes et Heurtault (avec leur rampe hélicoïdale), la chapelle Saint-Hubert.
Départ pour Blois. Visite du château de Blois.
Hormis quelques restes médiévaux, le château de Blois se divise aussi en deux étapes de construction. La première s’étend de 1498 à 1503 : il s’agit de l’aile Louis XII et de celle de Charles d’Orléans. La seconde marque la fin de la résidence royale : c’est l’aile de François Ier lancée entre 1515 et 1525. A voir : la salle des Etats et la tour de Foix (médiévales), les deux ailes construites vers 1500, l’aile François Ier, son escalier monumental qui annonce celui de Chambord, ses appartements, sa façade des loges et le reste des jardins qui servaient de prolongement aux plaisirs de la cour.
Déjeuner au restaurant.
Déplacement pour Chambord. Visite du château de Chambord.
Erigé à partir de 1518 par la volonté de François Ier, le château n’est toujours pas terminé en 1559 à la mort de Henri II. Il n’en reste pas moins l’œuvre personnelle du vainqueur de Marignan, dernière des demeures royales des bords de Loire, avant le retour de la cour à Paris et dans sa région. Ici, l’environnement aquatique n’est plus de mise : François Ier préfère celui de la forêt et les plaisirs cynégétiques. La chasse et les grands domaines giboyeux sont inséparables de la cour de France. A voir : le donjon, les logis, l’escalier à double révolution, les toitures, les terrasses et la vue alentour.
Départ pour Chartres. Installation à l’hôtel. Dîner et logement.
- 12 avril Chartres-Chantilly-Ecouen-St-Germain-en-Laye
Départ pour Anet. Visite du château d’Anet.
Autour d’un ancien château brique et pierre datant de 1470 environ, Diane de Poitiers fait construire sa demeure à partir de 1546 par Philibert de l’Orme. C’est un ensemble idéal et clos de murs, pour une maîtresse royale et son amant : Henri II. Malmené par l’histoire, il garde néanmoins la saveur d’un havre de paix en marge des grandes résidences royales. A voir : l’entrée, l’aile de logis, le cryptoportique et la chapelle.
Départ pour Chantilly. Déjeuner au restaurant.
Visite du château de Chantilly.
A côté du Grand Château reconstruit au XIXe siècle, le Petit Château d’Anne de Montmorency est construit de 1557 à 1559 par Jean Bullant sur un îlot au milieu de la rivière la Nonette. Là encore, l’eau est un élément étroitement lié à l’architecture. Comme Ecouen, il annonce l’architecture classique à la française. A voir : le bâtiment d’Anne de Montmorency, la chapelle (autel de Jean Goujon ?), la galerie, le site paysager et lacustre.
- 13 avril St-Germain-en-Laye-Fontainebleau-Genève
Départ pour Fontainebleau. Visite du château de Fontainebleau.
Cette résidence royale est un résumé de la Renaissance française à lui tout seul. L’époque médiévale est encore présente ; François Ier reconstruit l’ancien château ; Henri II le poursuit, comme Catherine de Médicis et Henri IV. Le Primatice et le Parmesan, avec d’autres artistes italiens donnent naissance à « l’Ecole de Fontainebleau » et au maniérisme français qui se continuera sous Henri II. A voir : les différentes étapes de l’architecture, les appartements royaux dont la fameuse galerie de François Ier, la grande salle de bal et la grotte qui nous renvoie celle de la Bâtie d’Urfé Forteresse construite en 1462 pour Louis XI, le château devient l’une des résidence de Charles VIII qui, à son retour des Guerres d’Italie, l’aménage pour en faire une résidence moins martiale : il y épouse d’ailleurs Anne de Bretagne. C’est une architecture de transition entre un Moyen Age finissant et une Renaissance qui se devine. A voir : la forteresse côté ville et la résidence côté cour, toitures et lucarnes, la salle du Banquet et sa cheminée monumentale, les appartements et leurs décors.
Déjeuner au restaurant.
Visite du château d’Azay-le-Rideau.
Elevé de 1518 à 1527 sur une île de l’Indre pour Gilles Berthelot, cet édifice tient encore autant du château médiéval que de la résidence du XVIe siècle : il est néanmoins l’une des réalisations les plus homogènes du val de Loire. L’eau est un des éléments essentiels de son esthétique : un thème qui reviendra dans le voyage. A voir : les façades sur les douves et sur la cour, l’escalier, les toitures et les lucarnes, les appartements et le cadre paysager.
Départ pour Chenonceau. Visite du château de Chenonceau.
Cette résidence se construit en trois étapes. De 1513 à 1521, s’élève le château proprement dit sous la direction de Catherine Bohier ; de 1556 à 1559, la première partie du pont qui enjambe le Cher, suivant la volonté de Diane de Poitiers ; enfin, à partir de 1579, la galerie sur l’eau de Catherine de Médicis. Là aussi, l’élément aquatique est omniprésent : il s’associe à un autre thème récurrent. A voir : les jardins, les appartements (cheminée de Jean Goujon et plafonds), la cuisine, le couvent des Capucines sous les toits, la galerie.
Déjeuner au restaurant.
Retour en direction de la Suisse par Auxerre, Châlon, Mâcon.
Arrivée à Genève dans la soirée.
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| Informations et prestations |
Dates : du 9 au 13 avril 2008
Prix par personne : CHF 1’780.-
Supplément chambre individuelle : CHF 280.-
PRESTATIONS
- Déplacement en car confortable
- Logement en chambre double en hôtel 2 et 3*
- Pension complète
- Entrées sur les sites
- Guide-conférencier au départ de Genève, Monsieur Pierre Monnoyeur
- Séance d’information avant le départ
- Documentation de voyage.
Ne sont pas compris
- les boissons, les pourboires et les frais personnels
- l'assurance annulation et rapatriement obligatoire.
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